En proposant d'encadrer les coupes rases, la députée Renaissance Sophie Panonacle a mis le feu aux poudres. Fortement décriée par les associations environnementales, cette pratique, consistant à couper l'ensemble d'une parcelle d'un coup pour replanter ensuite de nouveaux arbres, est jugée parfois nécessaire par les professionnels, qui s'opposent vivement à de nouvelles contraintes sur le sujet.
Définissant les coupes rases comme les « coupes supérieures à 0,5 hectare d'un seul tenant, enlevant en une seule fois la totalité du peuplement forestier », la proposition de loi déposée à l'Assemblée par la députée de Gironde veut les interdire dans les zones de protection forte et à proximité des cours d'eau et les limiter à 2 hectares en l'absence de document de gestion. Pour les parcelles dotées d'un tel document, elle renvoie aux ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture le soin de fixer le seuil autorisé, en fonction du contexte local.