1. La taille des particules conditionne leur diffusion et leur nocivité
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La dangerosité croissante des particules fines à mesure que leur taille diminue. Plus une particule est petite, plus elle pénètre profondément dans l'organisme. Ces particules sont classées en plusieurs catégories : les PM10 ; les particules fines PM2,5 ; les particules très fines PM1 et les particules ultrafines PM0,1 (Les chiffres 10, 2,5, 1 et 0,1 caractérisent la taille en microns de la maille à travers ces particules ne peuvent pas passer).
En ce qui concerne les Particules Ultra fines, leur masse est minime, par contre ce sont plus de 90% des particules dans l'air qui sont inferieures à 0.1 μm
2. La taille des particules influe sur leur capacité d’adhésion des polluants.
Pour bien saisir pourquoi les particules ultrafines (PUF) — celles dont le diamètre est inférieur à 0,1 micromètre — sont si redoutables par rapport aux particules plus grosses (comme les PM10 ou PM2,5), il faut regarder leur comportement physique et biologique.
Plus une particule est petite, plus son rapport surface/volume est élevé.
Grosses particules : Elles occupent un certain volume, mais leur surface de contact totale avec l'extérieur est limitée.
Particules Ultra Fines : Pour le même poids, elles représentent des millions de billes minuscules. Leur surface totale (cumulée) est gigantesque. Plus une particule est petite, plus son rapport surface/volume est élevé.

Le paradoxe : Les réglementations actuelles se basent souvent sur le poids (masse) des particules par mètre cube d'air. Or, les PUF pèsent presque rien, mais sont les plus nombreuses et les plus toxiques. C'est un peu comme si l'on mesurait le danger d'un essaim de moustiques porteurs de virus en les pesant plutôt qu'en les comptant.
Les PM0.1 agissent comme des chevaux de Troie transportant des composés chimiques (HAP, métaux lourds) directement au cœur de nos cellules.